mercredi 30 décembre 2009

La merditude des choses

Aujourd'hui, le film La Merditude des choses sort dans les salles françaises. Au Festival de Cannes, j'avais tourné les interviews de Felix Van Groeningen, le réalisateur, ainsi que de deux des acteurs, Joahn Heldenberg et Wouter Hendrickx. Sortie du film oblige, elles ont été montées et publiées sur Toutleciné !

J'aurais bien aimé le voir et je ne sais pas si il sortira ici, en tout cas beaucoup de bonnes critiques, et les interviews m'avaient donné envie. Check it out :







dimanche 27 décembre 2009

mardi 22 décembre 2009

Pieces of my life here

Pieces of my life here


Des films vus
2012, The Box, A Serious Man, Avatar, The Men who stare at Goats


Une raison de faire la gueule à Facebook
Je ne travaillerai pas pour eux


Quelques raisons de toujours kiffer Facebook
Voir une ancienne prof de lycée rejoindre le groupe "Pour que Paul descende sa rue à poil au Nouvel An" (priceless)
Avoir dans ses contacts la moitié du cast de Sons of Anarchy ainsi que son créateur Kurt Sutter, pour la hype...
...Et voir Charlie "Jax" Hunnam répondre au test "Quel personnage de Sons of Anarchy êtes-vous ?" (réponse : Bobby)
Devenir fan "du bruit des enfants sur le pare-choc de mon Hummer"...
...Et partager des merveilles de Noël.


Deux considérations sur les apparts irlandais
Les portes de toutes les pièces se ferment toutes seules, il faut des bloque-portes pour les maintenir ouvertes
Souvent les fenêtres se coulissent de bas en haut, american style


Des livres lus
The Road, The Behaviour of Moths, 2666, Pride and Prejudice and Zombies



jeudi 17 décembre 2009

mardi 15 décembre 2009

Seagull

J'aime bien la vue de ma fenêtre.
Y'a des gens en bas et des oiseaux en haut.

Mouette



mardi 1 décembre 2009

Girl Number 9

Je viens de regarder les 6 épisodes d'une websérie britannique intitulée Girl Number 9.

girlnumber9

C'est un essai très intéressant, avec beaucoup de qualités. Du point de vue de la fiction d'une part : l'intrigue est bien menée, pas totalement originale (ils annoncent "Saw meets Seven" et c'est un peu ça) mais bien mise en œuvre. La réalisation est propre, le jeu d'acteur bon dans l'ensemble. On y trouve aussi un peu de 24 dans le côté suspense/compte à rebours très réussi. Une mini-série prenante.

Le deuxième aspect qui m'intéresse, c'est qu'on a affaire à une fiction qui utilise très bien le potentiel du web et surtout a compris le format à adopter. Les épisodes (6 en tout donc) durent entre 4 et 5 minutes chacun, ce qui est assez long pour développer une intrigue et assez court pour pouvoir s'adapter aux usagers du web (c'est parfaitement regardable lors d'une pause au travail par exemple). La plupart des scènes sont des dialogues, ce qui permet beaucoup de gros plans (si on regarde la série dans le petit encart vidéo, c'est plus confortable que de trop nombreux détails). Les décors sont peu nombreux et ne sont pas sophistiqués mais efficaces : il faut savoir faire du pas cher pour le web... Sans être trop cheap. Bien réussi ici. On rentre directement dans l'histoire sans perte de temps, il n'y a pas d'intrigues secondaires qui seraient parasites (ce qui fonctionne en format long pour la télévision n'est pas à retranscrire en format court sur le web). Cette intrigue est en l'occurrence assez attrayante pour donner vraiment envie de voir la suite dès le premier épisode (il faut attirer le spectateur immédiatement : on zappe plus rapidement sur le web). Autre bonne idée, l'hébergement des épisodes sur la plate-forme Vimeo qui permet aussi un visionnage en haute qualité et en plein écran. Et finalement un site propre et clair, agréable d'utilisation, où l'on arrive directement sur la page du premier épisode.

Je viens seulement de la découvrir, mais il semblerait qu'avant le lancement de la série, les trois personnages principaux aient eu un compte twitter que l'on pouvait suivre (dans le but de faire du teasing). Utiliser toutes les possibilités du web, c'est aussi un exemple à suivre.

Si ça vous intéresse, je vous conseille de vite aller regarder les épisodes, qui seront encore disponibles en streaming gratuitement pendant une semaine. Ils seront ensuite retirés, et le DVD de la série sera mis en vente... Je suis curieuse de voir le succès qu'il aura ou non.



vendredi 27 novembre 2009

Walk in Dublin

Aujourd'hui j'ai fait ça.

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mardi 24 novembre 2009

Shoot them up, version Sky

Je ne sais pas si c'est connu mais j'ai trouvé un outil particulièrement réjouissant permettant de "kikoololiser" n'importe quel site. L'écriture sms et l'ajout de "MDRRR" et "XD LOOOL" partout sont vraiment savoureux sur certains articles : allez donc voir par ici ce que ça donne sur mon blog.

Si vous voulez vous aussi kikoololiser votre site, l'outil est ici. Enjoy !





vendredi 20 novembre 2009

Today was a good day

Today was a good day 1

Today was a good day 2


Je m'installe tranquillement. Il a fait beau aujourd'hui, et j'ai acheté des livres. Tout va bien.



vendredi 13 novembre 2009

Michael Turner's Comics

Ces derniers temps, j'ai décidé de remettre à neuf mon tout premier site web : Michael Turner's Comics. Il était un peu à l'abandon depuis la mort de l'artiste l'an dernier, ce qui m'embêtait parce que j'ai toujours aimé m'en occuper... Après c'était aussi un manque de temps. Quoi qu'il en soit, j'en ai fait une nouvelle version, avec des nouvelles galeries qui m'ont fait pleurer du sang à mettre en place.

Maintenant, j'ai besoin de relancer le trafic sur le site. Alors si vous voulez bien y faire un tour, commenter, éventuellement en parler à des gens potentiellement intéressés... Ce serait génial. Le site est par là.



Sinon je m'envole demain matin vers Dublin pour vivre de nouvelles aventures chocolatées, donc stay tuned, je vais peut-être rencontrer Colin Farrell et devenir une star.



lundi 9 novembre 2009

Dexter : générique et méta-discours

Très légers spoilers (vraiment très légers) pour ceux qui n'ont pas encore vu la saison 4 de Dexter.

La saison 4 de Dexter a démarré depuis quelques semaines aux Etats-Unis et les premiers épisodes sont absolument brillants, autant dans les scénarios que dans la mise en scène. C'est sur un aspect de ce dernier point que j'ai envie de m'attarder. Les amateurs de la série connaissent son excellent générique.


Dans le premier épisode de la saison, une scène entière reprend ce générique (plans et musique alourdie), à ceci près que les habitudes millimétrées du héros sont chamboulées par l'arrivée de son enfant. Toutes ses habitudes sont mises à sac : mal rasé, mal réveillé, vêtements sales, lacet qui casse... Voici la scène en vidéo.


Le générique d'une série est conçu pour l'introduire, la présenter, la résumer parfois, et ne fait pas partie de l'histoire. C'est un élément hors-fiction qui parle de la série, dénué des "effets de réel" qui caractérisent le déroulement des épisodes. Ce qui m'intéresse donc avec ce genre d'effet de style, c'est qu'on se détache subitement de l'histoire à laquelle le spectateur est censé croire/adhérer. On sort de la fiction pure pour développer un méta-discours : la série parle d'elle-même, prend de la distance, entame une réflexion sur son existence. C'est quelque chose que j'apprécie dans nombre de fictions télévisées américaines, cette capacité à ne pas se perdre de vue, voire à se parodier. Dans le même esprit, on pourra citer une autre série de Showtime, Weeds, où Nancy reprend les paroles du générique (saison 4) pour dire à son fils : "You'll be a doctor, a lawyer, or a business executive !".

L'épisode de Dexter diffusé la semaine dernière aux États-Unis comporte à nouveau un exercice du genre, il s'agit cette fois d'un simple plan, à la fin de l'épisode. Superbe regard caméra surprise de Dexter.

dextercam

En un instant, on s'extrait de la simple fiction pour inclure le spectateur entièrement (ou alors c'est la fiction qui s'extrait dans la réalité ?)... Certes, on visionne la série depuis le début à travers l'esprit et les réflexions de Dexter, comme si on était dans sa tête. Mais représenter ce lien en image, c'est aller encore plus loin.

Un plan comme ça, même d'une fraction de seconde, c'est assez dangereux parce qu'il faut être bien sûr de la complicité avec le spectateur. Ça veut dire qu'on est son complice plus ou moins forcé, qu'on est par extension complices de ses meurtres par exemple. Donc il faut un grand talent de la part des scénaristes et de l'acteur : le risque, en s'éloignant de la fiction, c'est d'en faire totalement sortir les spectateurs et de perdre leur adhérence à l'histoire, il faut trouver le bon équilibre. Ici évidemment c'est Dexter alors pour moi ça fonctionne sans problème, je vois ça j'ai immédiatement le même demi-sourire que le personnage sur mes lèvres. C'est comme le regard de Stuntman Mike dans Boulevard de la mort, de Tarantino. Il faut réussir à ce que le spectateur puisse s'amuser du clin d'œil, mais ne pas le perdre pour qu'il replonge quasi-instantanément dans la fiction. Et sans que ça devienne non plus trop régulier ou trop gros dans l'esprit : "hé, regardez comme on est forts, on fait des effets, on s'auto-référence !"

En l'occurrence, les scénaristes et réalisateurs de Dexter réussissent parfaitement leur coup. Et quand c'est bien fait, j'ai vraiment envie de dire "pouce !".



jeudi 5 novembre 2009

L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot

romyMercredi prochain, soit le 11 novembre, sort le documentaire L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot qui revient sur la catastrophe que fut le tournage du film L'Enfer, jamais achevé, avec Romy Schneider dans le rôle principal. Vous vous en doutez, j'en parle ici parce que j'avais tourné à Cannes les interviews de Serge Bromberg, co-réalisateur du docu, et de la magnifique Bérénice Bejo, qui lit dans le documentaire certaines parties du texte de Romy Schneider.

Ces interviews viennent d'êtres montées et publiées sur Toutleciné, voici donc la vidéo !





lundi 2 novembre 2009

Penny's Cell Phone

La série The Big Bang Theory vient d'entamer sa troisième saison aux États-Unis, mais j'ai commencé à la regarder il y a seulement deux ou trois semaines. J'en suis maintenant à la fin de la saison 2 et elle arrive déjà à la hauteur de mes sitcoms préférées. Ce n'est finalement pas si étonnant puisque le créateur de la série est Chuck Lorre, déjà à l'origine de Two and a half men. On retrouve ici le même talent d'écriture hyper précise pour les dialogues bien sentis, un timing parfait dans la comédie, un excellent casting - et un caméo rapide de Charlie Sheen qui fait plaisir. Le plus, c'est que la série est beaucoup moins répétitive, d'une part parce qu'il y a plus de personnages, d'autre part parce que l'univers geek permet, je pense, beaucoup plus de thèmes et de sujets de blagues à exploiter. D'autant que du coup je retrouve beaucoup de choses de ma vie ou de mon entourage. Je conseille donc chaudement aux autres retardataires (et ça va sans dire, la VO est ici indispensable). Je n'arrête pas de rire tout haut, pour vous dire.

bigbang

Autre sujet en apparence sans lien, mon téléphone portable m'a récemment lâché en décidant que non, les touches directionnelles et de contact ne servaient à rien et que je n'aurai donc plus le droit de les utiliser. Soit. - C'est un samsung e350e et c'est apparemment un défaut de fabrication qui se manifeste systématiquement au bout de 2-3 ans, donc beware !

J'ai donc récupéré le portable abandonné par ma mère lors de l'acquisition de son iPhone. Si c'était la bonne décision économique et écologique, le portable est quand même gros et rose, j'avais donc un peu de mal à faire la paix avec cette étalement de girlitude. Sauf qu'en regardant un épisode de The Big Bang Theory, ka-boom ! Penny a le même.

portablepenny

Donc voilà, là on sait me parler ! C'est un peu la classe. Ça reste un vrai portable de fille, mais dans un univers de nerds, et ça, j'assume beaucoup plus.



vendredi 23 octobre 2009

Billard

Pool2

Pool3

Pool1



mardi 20 octobre 2009

Moteurs de recherche

C'est un classique sur les blogs, mais ça me fait souvent marrer : voici une petite sélection des mots clés tapés sur des moteurs de recherche pour atterrir ici.


La sélection juste pour me la donner "Oui bien sûr je connais des stars !"

desstars copie

Le combo absurde "Mosellans à bord" et "Fenêtres à 1€" parce que qui cherche ça ? Et pardon d'avoir démoli vos objets de recherche, du coup.

promosnulles

La série "J'ai bien fait de poster mon truc sur Shepard Fairey"

shepardstar

Les petits aléatoires qui font plaisir...

aleatoire

Le bonus intello (pourquoi ?)

intello



jeudi 15 octobre 2009

Interview d'Alexandre Astier

Si je ne me trompe pas, le Livre VI de Kaamelott sera diffusé sur M6 à partir de ce samedi. En mars dernier, j'avais eu l'occasion d'aller à l'avant-première au Grand Rex à Paris, pour filmer une interview d'Alexandre Astier (créateur, scénariste, réalisateur, compositeur et acteur principal). Avant l'interview, j'avais pu voir les deux premiers épisodes... et c'était bien drôle. La vidéo était montée et publiée sur Toutleciné depuis un moment mais je profite de la diffusion télé pour la poster ici. Si il y a un problème pour lire le son, il faut mettre la vidéo en SD (je ne sais pas à quoi c'est dû).



Alexandre Astier à livre (VI) ouvert
envoyé par toutlecine. - Court métrage, documentaire et bande annonce.



lundi 12 octobre 2009

Masterisation

diplome

Fin d'études plutôt glorieuses puisque 15.6 de moyenne (boo-ya !) et attestation paraphée par Arnaud Mercier. On m'appelle même MADAME maintenant, apparemment.

J'en profite pour diffuser ici mon mémoire de cette année : Des séries télé sur internet aux webséries (L'interaction TV/Internet à travers les séries). Cliquez ICI pour le document .pdf (où ne figurent pas certaines informations confidentielles, mais le travail y est en quasi-intégralité)...



mercredi 7 octobre 2009

Interview de AIR

LogoAIR09-Reflets5Cet été, quand j'étais encore une parisienne hype, j'ai rencontré JB et Nicolas de AIR dans leur studio de Belleville... pour filmer une interview destinée au site Magic. Le concept était de décrypter piste par piste leur nouvel album Love 2. Qui est sorti cette semaine... Voilà donc les trois épisodes de l'interview, montés par Maéva.









lundi 5 octobre 2009

Images du Festiblog

Festiblog 2

Comme annoncé dans la note précédente, j'ai photographié le Festiblog le week-end du 26/27 septembre, et notamment ses nombreux visiteurs. Certaines images sont sur facebook, d'autres pas encore publiées donc j'en fais déjà une note histoire que ce soit quand même un tout petit peu d'actualité. Le Festiblog, c'était donc plein de monde (7000 personnes selon la mairie), un changement de lieu de bon augure, une bien bonne soirée, revoir des zamis...
Mais c'est aussi par exemple se promener sur les épaules de Turalo pour avoir un point de vue en hauteur et hurler aux gens de me regarder en ayant l'air heureux.

Festiblog 115

Ces personnes ont peur mais en fait j'avais l'air totalement ravie.

Dédicace Festiblog 2009
Photo de Fatbean

Vous pouvez voir sur le blog du 17 rue des Arts, en plus d'un chouette résumé de la conférence et du week-end, une série de photos dont une autre de moi en hauteur. Check out aussi le blog de Mike pour un résumé complément et d'autres photos !

Enfin, le Festiblog c'était...
imgfesti

Concernant les dédicaces, je n'ai pas eu le temps d'agrémenter le carnet séries télé mais j'ai pu me faire dédicacer deux albums.

dedic1 dedic2
Bastien Vivès et Tibo Soulcié

Bref, c'était beau, c'était grand, c'était bon, et c'est passé trop vite !



mercredi 30 septembre 2009

La fin de septembre

filip-2be3L'événement de la rentrée (et je dis rentrée alors que je viens juste de finir mes études, mais quand même), c'était bien sûr le Festiblog de ce week-end. Mais avant samedi et dimanche, il y avait d'abord jeudi soir et sa pré-boum de folie We are the 90's, où j'ai pu à nouveau dancer sur Wannabe, rendre hommage à Filip Nikolik et m'apercevoir que je connais toujours Should I leave de David Charvet par cœur (Ô gloire). La We Are célèbre les années 90 tous les deux mois et bonne nouvelle, passera probablement en week-end à partir de janvier... Je ne peux que conseiller à tous ceux qui comme moi kiffent toujours Alliage et Larusso en secret.


Vendredi, j'ai assisté à la conférence BD en ligne et métiers de la création numérique, organisée par le Festiblog, où j'ai bien sûr pris moult photos qui seront bientôt en ligne.

Conférence e-artsup
Yannick, Balak, Mady, Turalo, Boulet, Wandrille, Maliki

La conférence ayant été filmée, elle sera certainement mise en ligne dans les temps qui viennent et je ne manquerai pas de vous en faire part puisque plein de choses intéressantes s'y sont dites. C'était pour moi une petite mise en jambe avant le week-end du Festiblog donc, où j'ai comme l'année dernière officié en tant que membre du staff et notamment mitraillé la foule... Ce qui fera l'objet d'une autre note, quand les photos en question seront mises en ligne.



jeudi 24 septembre 2009

Birthday Boy

14 ans, toutes ses dents, et PLEIN de cheveux. Joyeux anniversaire !

Birthday Boy#1

Birthday Boy#2

Birthday Boy#3



mercredi 16 septembre 2009

L'Armée du Crime

Au Festival de Cannes, j'avais tourné et monté une interview de Robert Guédiguian, réalisateur de l'Armée du Crime. J'avais tourné en même temps les interviews de Simon Abkarian et Virginie Ledoyen, les acteurs principaux. Les images avaient été mises de côté en attendant la sortie du film. Qui se trouve être aujourd'hui ! La vidéo a donc été montée et publiée sur Toutleciné.



Il se trouve qu'on m'a dit plusieurs fois que j'avais un air de Virginie Ledoyen donc c'était plutôt marrant de rencontrer mon "sosie" cinématographique et d'essayer de déceler ce qu'on a en commun. Je ne sais pas encore trop, mais c'est en tout cas une fille cool, ce qui est déjà bien.



samedi 12 septembre 2009

Rapport de stage

Je rends lundi mon rapport de stage, et pour le compléter j'ai réalisé le petit teaser ci-dessous ainsi qu'un site web (pour lequel Mike a fait une grosse partie du boulot d'intégration, merci merci merci !). Si par hasard vous visitez le site et que vous remarquez des erreurs quelconques, il est toujours temps de m'en faire part, pour que je puisse y remédier !





samedi 5 septembre 2009

Shepard Fairey

En début de semaine, voyant Ben parader dans son t-shirt Obey, je me suis aperçue que j'avais réalisé un petit dossier sur l'artiste Shepard Fairey, que je n'avais pas diffusé ici. J'ai donc décidé de le mettre en forme et d'en faire un article parce qu'en plus d'aimer ce qu'il fait, je trouve réellement sa démarche intéressante.

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obama_hopeEn janvier 2008, un portrait stylisé d’Obama aux couleurs des Etats-Unis et sous-titré du mot « HOPE » commence à circuler sur des affiches dans les rues américaines, lors de meetings démocrates et sur internet. L’image devient une icône de la campagne du futur président, et pourtant elle n’a pas été créée par son équipe.

A l’origine du portrait, Shepard Fairey, artiste urbain, graphiste et illustrateur américain. Bien qu’approuvée par l’équipe de campagne d’Obama, la création et la diffusion de l’image est de la seule initiative de Fairey, afin de soutenir le candidat. Une image « virale et à caractère universel », caractérisant l’ensemble du travail de l’artiste, qui semble obsédé par la communication et la façon dont se diffusent ses œuvres.


Quelques informations bibliographiques

Né en Caroline du Sud le 15 février 1970, Frank Shepard Fairey (qui n’utilise pas son prénom dans son nom d’artiste) est titulaire d’un Bachelor of Arts. Il est issu et s’inspire du monde du skateboard, des grapheurs et de l’art urbain de façon générale. A la base de ses œuvres : de la peinture, des pochoirs, du collage… Il utilise parfois ce que l’on appelle l’art de l’appropriation : emprunter des éléments, images, formes ou styles de l’histoire de l’art ou de la culture populaire pour les utiliser dans ses propres créations.

Son studio de design, fondé à Los Angeles en 2003, lui permet de poursuivre à la fois un travail marketing rémunérateur – pour des marques, affiches de films ou jaquettes d’albums – et un travail artistique personnel. Cette situation ambiguë – travailler pour la publicité en même temps que de faire un travail d’artiste prenant position sur la liberté d’expression ou la propagande – lui a valu certaines critiques qu’il justifie simplement par le fait de devoir gagner de l’argent pour garder son studio, ses employés, et financer ses autres projets. Ce n’est pas la seule situation paradoxale dans laquelle se situe l’artiste puisque son travail est traversé de certaines tensions entre message et communication, art et politique, illégalité et reconnaissance artistique officielle.

fairey

André the Giant has a posse

AndreLax3La première campagne de Shepard Fairey s’intitule « André the Giant has a posse ». En 1989, l’artiste reproduit un portrait du catcheur français André Roussinof, connu sous le nom d' « André the Giant » et lui attribue un « posse », mot utilisé dans le milieu du skateboard pour désigner une bande. Cette campagne de dérision est donc d’abord une blague destinée à la communauté des skateurs dont il est issu. Clandestinement, les affiches, autocollants et tags photocopiés à partir de cette image commencent à circuler dans les villes américaines. Par la suite, Fairey utilise l’image d’André the Giant surlignée des mots « OBEY » ou « This is your god ». Ces messages sont d’après l’artiste inspirés du film « Invasion Los Angeles » (« They Live ») de John Carpenter dans lequel les personnages sont confrontés à des messages tels que « Consomme », « Regarde la télé… » etc . Ces œuvres sont aussi conçues comme une parodie d’affiches de propagande, et bien qu’elles n’aient pas de sens particulier dans leur construction même, on peut aisément leur attribuer un message anti-autoritariste. Dans le livre « Supply and Demand: The Art of Shephard Fairey », l’artiste affirme : « J’espérais qu’en se demandant ce que voulait dire l’affiche Obey Giant, les spectateurs commenceraient ensuite à questionner toutes les images auxquelles ils étaient confrontés ».

kataras_fig3FaireyDans un manifeste de 1990, l’artiste définit sa campagne comme une expérience de phénoménologie : « Heidegger décrit la phénoménologie comme "le fait de laisser les choses se manifester elles-mêmes". La phénoménologie doit permettre au gens de voir clairement des choses qui sont juste devant leurs yeux mais peu discernables ; des choses qui font tellement partie de notre environnement qu'on les transforme par une observation abstraite. » Il s’intéresse aux différentes réactions que provoquent ces affiches, alors qu’elles n’ont pas de sens précis : rejet de la part des conservateurs, qui les prennent pour les signes de reconnaissance d’un gang, adoption et diffusion par certaines personnes qui se revendiquent d’une certaine sous-culture etc.

Dans la même campagne, il utilise d’ailleurs le slogan « Le média est le message », emprunté à Marshall McLuhan, pour signifier que ce n’est pas tant le contenu du message qui affecte la société, mais le canal de transmission lui-même. A travers cette campagne d’affichage qui détermine l’ensemble de son travail, Shepard Fairey fait donc preuve d’une réflexion sur la propagande, la communication, la façon dont les messages sont reçus et diffusés par les masses. Cette critique de la communication pousse les spectateurs à réfléchir sur les autres messages auxquels ils sont habituellement confrontés (publicité, messages gouvernementaux) mais qu’ils ne remarquent plus parce que leur présence leur semble normale. Les affiches de Fairey sont posées clandestinement, dans l’illégalité, à des endroits qui ne sont pas conçus à cet effet (panneaux de signalisation, murs dans la rue, transports en commun…) ce qui attire l’attention des spectateurs et les pousse à se demander ce qu’on cherche réellement à leur faire comprendre.

Revised-POW_iconSes slogans les plus connus, en première ligne « OBEY », se retrouvent dans d’autres de ses campagnes d’affichage, plus directement politiques cette fois. Ainsi, l’artiste prend clairement position contre le président Bush avec le poster « Obey Bush : Hug Bombs » et a créé une affiche pour l’association « Witness Against Torture » qui milite pour la fermeture de la prison de Guantanamo. Au-delà de la réflexion sur le média, il y a donc une volonté de la part de Fairey d’exposer ses opinions politiques. C’est le cas pour l’affiche « HOPE » pour Barack Obama, qui visait à ce « que les gens s'informent sur Obama, qu'il sachent son opinion. Ce n'était pas de faire de la propagande pour que les gens votent pour Obama parce qu'ils aiment bien cette image. » Ceci reflète une fois encore une volonté d’aller au-delà de l’image, au-delà des images qui nous sont proposées et d’entamer une réflexion plus profonde sur ce qu'elles impliquent.

Pop Art / Art politique ?

HugbombsComparé par des journalistes critiques d’art à Warhol ou Duchamp pour son « art conceptuel ironique » , Shepard Fairey se considère à la fois comme un artiste de la culture pop – populaire donc, et il va jusqu’à dire « populiste » - et un artiste engagé : « Pour moi, la façon dont vous vivez votre vie, dont vous vous amusez et dont vous dépensez votre argent... sont aussi politiques. Tout a une dimension politique, ce qui ne veut pas dire que tout doit être grave, tout n'a pas besoin d'être débattu tout le temps. (…) Par pop culture, on entend généralement ce qui a une large audience et pour moi, il ne sert à rien de faire les choses si c'est pour prêcher des convertis. Le pop art et l'art politique se chevauchent pour moi. » L’art populaire pour faire réfléchir à la politique donc, en touchant une audience la plus large possible. Tout comme il assume parfaitement le fait de produire des publicités pour faire vivre son studio et son art, Shepard Fairey revendique le fait de s’adresser aux « masses », de vouloir toucher le plus de monde possible sans attitude élitiste.

Les symboles qu’il utilise, ses inspirations, lui viennent de la culture populaire, de portraits de figures célèbres (de Jimi Hendrix vu par John Van Hamersveld au portrait du Che Guevara) ou encore d’images de propagande : « Je crois que parce que j'utilise le rouge, les gens associent mes affiches au communisme. Je ne touche pas aux idéologies elles-mêmes, je travaille plus sur leur symbolique... Quand je mixe l'image d'un catcheur, mort depuis des années, avec des symboles communistes, le résultat ne peut être qu'absurde (…) Il n'y a pas que l'imagerie communiste qui m'intéresse, je me suis aussi inspiré d'images du Black Panther Party, par exemple. (…) Je m'intéresse plus à la façon dont les masses absorbent les images, de quelque propagande qu'il s'agisse... La plupart des symboles que j'utilise, qu'ils proviennent de la propagande russe, chinoise, oustachi, espagnole ou cubaine, véhiculent des émotions. »

Le politique traverse donc l’œuvre de Fairey dans ses inspirations et ses messages, mais son engagement politique va au-delà d’une prise de position à travers l’art. Le but annoncé de l’artiste, c’est de diffuser ses images le plus possible, pas d’en faire du profit. Pour cette raison, il offre l’argent dégagé (par la vente d’affiches, de vêtements dérivés etc.) à des causes. Ainsi, « tout l'argent de l'image HOPE a été réinjecté soit avant l'élection, pour financer des projets pour la campagne d'Obama, soit depuis l'élection, à l'Association américaine pour les droits civiques ou le Mouvement contre la Proposition 8, qui interdit le mariage gay. »

Illégalité et reconnaissance artistique

Une des caractéristiques du travail d’artiste de Shepard Fairey est qu’il se fait en grande partie dans l’illégalité : le collage d’autocollants, d’affiches, les graffitis ne sont pas autorisés par la loi. Ce qui lui a d’ailleurs valu plusieurs arrestations : « Les flics m'ont attrapé cinq fois, pour des affiches ou des pochoirs. J'ai eu des amendes et passé quelques jours en prison. A Rhode Island, j'ai même été arrêté pour un simple autocollant ! (…) Si on m'attrape, la défense habituelle consiste à prétendre qu'André The Giant est un groupe de rock, des potes pour lesquels je fais de la pub. Il ne faut jamais dire qu'il s'agit d'un projet artistique, sinon t'es confondu avec le graffiti, là les amendes sont élevées car les autorités pensent toujours que les tags ont un lien avec les gangs. » Cette déclaration est intéressante pour ce qu'elle dit d'une certaine méfiance des autorités envers l’art, ou du moins envers l’art qui s’exprime dans la rue. Comme Fairey diffuse gratuitement une grande partie de ses pochoirs et affiches, la circulation de ses images se fait rapidement grâce à d’autres personnes, amis ou amateurs de son travail, qui lui envoient ensuite les photos de leurs tags ou affiches au sein de la ville. Cet état de fait peut alimenter le côté « société sous-terraine » dont auraient peur les gens qui rejettent ses campagnes.

FaireyICAHopeMais en parallèle de cette existence clandestine indispensable à l’approche particulière de l’art qu’a Fairey, ses œuvres sont à présent reconnues et diffusées dans des lieux d’exposition considérés comme « légitimes », c’est-à-dire des galeries et des musées. On peut ainsi trouver certaines de ses pièces (originaux de ses affiches ou créations uniques) au New Museum of Design de New York, au San Diego Museum of Contemporary Art, au Museum of Modern Art de San Diego, au Victoria & Albert Museum de Londres, ou encore au Los Angeles County Museum of Art. Après le succès des affiches pour Obama, le Time magazine a d’ailleurs choisi Shepard Fairey pour créer la couverture du numéro dans lequel Obama était consacré homme de l’année. Ce qui est à la fois une reconnaissance du travail de l’artiste mais aussi du poids des affiches au sein de la campagne présidentielle.

Au final, Shepard Fairey insuffle à ses œuvres plusieurs dimensions politiques : à travers la critique de la communication et du médium d’abord, grâce à des prises de positions claires dans son art ensuite, et par un engagement personnel enfin. Une façon de faire adoptée par l’artiste pour pousser à la réflexion les spectateurs autant que pour observer leur façon de recevoir les messages. Ceci ne pourrait se faire sans ce qui caractérise l’approche de Fairey, qui se qualifie avant tout d’artiste urbain : exposer dans la rue, dans l’illégalité et l’anonymat, faire que les œuvres se diffusent le plus et le plus rapidement possible tout en atteignant d’autres médias, internet en particulier.

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Sources :
- Site du studio de graphisme de Shepard Fairey
- Site Obey Giant de Shepard Fairey
- Site de la galerie d’art Magda
- Shepard Fairey raconte les secrets d’un portrait, Paris Match
- The Renaissance of Cute, The Walrus
- Beyond red, white and blue, The New York Times
- Social ferment not always reflected in fermentation of artworks, Sign On San Diego



mardi 1 septembre 2009

Grosses bises de Bretagne

Il semblerait que cette personne et cette personne me détestent au vu de la carte envoyée de leurs vacances bretonnes.


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bretagne2