mercredi 27 mars 2013

11 Questions #2

Faisant fi de toutes les règles de ce jeu, môm m'a renvoyé une série de 11 questions, auxquelles je réponds parce que je suis une bonne fifille.

Maman ? FISTOOON !


Voici donc mes réponses :

1/ Pour vous, quelle est la couleur de la chance ?



2/ Pourriez-vous vous teindre une mèche de vos cheveux avec cette couleur ?

Si je perds un paris, BANCO !

3/ Quelle musique associez-vous à ce tableau ?

101balthus.jpg



4/ Qui seriez-vous sur ce tableau (personnage présent ou un autre) ?

Je serais l'enfant de la misère.

5/ Quel est votre image (tableau, dessin ou photo...) préférée ?

Never forget

6/ A cette image préférée, quel texte, phrase ou citation célèbre, associez-vous ?

"DJ Balance la sauce comme d'hab
Rimer pour la gloire je le fais comme d'hab"

7/ Si vous étiez un personnage de bande dessinée, lequel ?


8/ Savez-vous (et aimez-vous) encore sauter à la corde ?

Je ne saute plus à la corde depuis le drame du chat en porcelaine.

9/ A quel jeu de société trouvez-vous en ce moment du plaisir à jouer ? Ou, si vous ne jouez plus, dont vous gardez un très bon souvenir ?

Time's Up et BuzzIt 4eva!

10/ Quel est votre parfum préféré ?


11/ Comment imaginez-vous la fin du monde ?






vendredi 15 mars 2013

Paint Cakes #2


Après avoir monté la vidéo pour Paint Cakes, il me restait pas mal de rushes et notamment un passage où Emeline décrit la pièce montée qu'elle est en train d'élaborer.

Je ne l'avais pas inclus pour éviter les répétitions mais comme ça pouvait faire une courte présentation en soi... J'ai monté le passage et voici le résultat.

Et n'oubliez pas de commander de beaux gâteaux chez Paint Cakes !




 
Paint Cakes : pièce montée from Léa Sc. on Vimeo.



vendredi 8 mars 2013

Les Bouffons du Rock

Soirée improbable et vraiment fun hier au Bus Palladium, au bénéfice de l'association Le rire médecin : les Bouffons du Rock donc, soit une floppée d'humoristes venus faire des sketches musicaux dans la minuscule salle.

Bouffons du Rock #1  
Julie Ferrier et Walter présentent l'asso Le rire médecin

Bouffons du Rock #7  
Thomas VDB introduit Pascal Vincent et son merveilleux numéro musical à base de noodle cup

Bouffons du Rock #6  
Dedo chante son fameux tube "Tue tes parents, tu verras c'est marrant !"

Bouffons du Rock #5  
Kyan et Navo pour leur sketch du rêve bruité au violon

Bouffons du Rock #4  
Après l'Olympia, le plaisir de revoir Oldelaf pour trois chansons dont une inédite hilarante !

Bouffons du Rock #3 
Kheiron réclame des prénoms dans le public pour improviser un reggae

Bouffons du Rock #2 
Final aléatoire !

Bref, ambiance détendue et un peu à l'arrache pour un spectacle parfois inégal mais toujours dans la bonne humeur, on s'est marrés pour la bonne cause et ça fait plaisir. Le numéro à la batterie des Fills Monkey, dont je n'ai pas de photo, était vraiment top... ça donne envie de voir leur spectacle en entier. 



lundi 4 mars 2013

Dernières confessions

Après le fameux témoignage de Tristoune Banon, Mike m’a offert pour noël un autre ouvrage putassier : Dernières Confessions, de Marie Bernard. Publié en novembre 2012, soit deux mois après la mort de Jean-Luc Delarue, le livre capitalise sur une interview de l’animateur réalisée en mars 2011 et étalée difficilement tel un fond de pot de confiture pour pouvoir en tirer un bouquin.
Oui, la couverture est cheap et larmoyante. Oui, le livre coûte 12€ pour une centaine de pages en caractères pour malvoyants. Et oui, le style est digne d’un texte écrit en 20 minutes pendant un trajet de RER. Mais ne nous arrêtons pas à ces menus détails.



  Tu la sens, ma grosse arnaque ?


Marie Bernard, rédactrice en chef du magazine Parents d’ado, introduit son récit en expliquant comment, pour leur futur dossier intitulé « Non à son premier joint ! », elle a eu l’idée de mettre Delarue en couverture (arrêté quelques mois avant, il est en plein "tour de France" pour prévenir les d’jeuns contre les ravages de la drogue).
Ses collègues ne sont pas chauds-chauds : « En tant que mère, je n’ai pas de conseil à recevoir de ce type », « Sa tournée, c’est un gros coup de com ! »…
Mais Marie Bernard est persuadée de « l’authenticité de sa démarche » : la preuve, pour ses déplacements dans les villes de France, il a « préféré un camping-car à son hélicoptère » !
AH.

Comme elle est rédac-chef’, elle obtient bien sûr gain de cause mais tient quand même à nous faire part de sa réflexion : « Pourvu qu'il ne rechute pas. Là réside pour moi la véritable inconnue. Le 18 mars 2011, nous programmons Delarue dans le chemin de fer du prochain numéro, priant le saint patron des dépendants pour que sa rémission dure au moins le temps d’une parution, c’est-à-dire deux mois. »
Ben oui. Faudrait pas qu'il rechute le con, ça foutrait en l’air mon beau chemin de fer, et après je passe pour une quiche avec mon magazine.


« Ça ne fera pas mon sujet »

La majorité du livre est donc consacrée aux « dernières confessions » de Jean-Luc Delarue, recueillies pendant cette fameuse interview (l’animateur étant mort un an et demi après, j’ose espérer que le titre est mensonger, sinon c’est un peu triste pour lui).
Mais c’est surtout l’approche de Marie Bernard qui m’intéresse. On comprend dès l’élaboration de son « dossier » qu'elle a une position anti-drogues très marquée, absolument contre la dépénalisation  du cannabis par exemple. Et si un ado venait à toucher un joint, oh la la, LE DRAME. Il passerait forcément aux drogues dures dans la semaine qui suit.
N’oublions pas que son bimestriel est destiné à donner des conseils d'éducation aux parents d’adolescents.

C’est donc de façon toute naturelle que quand Jean-Luc Delarue commence à lui fournir des informations sur le cannabis en disant « vous devez être pointu sur toutes ces questions si vous voulez parler aux parents », elle avoue « avoir quelques notions de retard » sur le sujet. Elle est « surprise par la précision de ses connaissances ». « Nul doute, j’ai affaire à un docteur ès drogues ». « Le fin connaisseur alterne entre théorie et pratique ».  En résumé, Marie Bernard, en tant que rédactrice en chef d’un magazine qui se veut éducatif et informatif, clame que la drogue, C’EST MAL. Elle veut d’ailleurs y consacrer le prochain numéro de son mag. Et pour étayer ou nuancer ses propos, rencontre-t-elle des médecins / psychologues / spécialistes des addictions ? Bien sûr que non. Se renseigner auprès de Jean-Luc Delarue sera amplement suffisant. Il a l’air de tellement s’y connaître, tous ses chiffres doivent être exacts.

D’ailleurs, quand l’animateur relate son enfance pour expliquer les dépressions qui l’ont mené à différentes addictions (à commencer par l’alcool à un très jeune âge), cette bonne Marie n’hésite pas à se plaindre : « Une chose, une seule, me préoccupe : je suis venue parler de son addiction à la cocaïne, et après 15 minutes d’enregistrement, nous n’en sommes qu'à ses 18 ans – âge auquel il n’a encore jamais aspiré qu'une petite bouffée d’herbe. Le mal dont il souffre est bien pire, et j’en suis réellement émue, mais il ne fera pas mon sujet ». Expliquer dans mon article les causes qui peuvent mener à la consommation de drogues ? Très peu pour moi. Je veux montrer la déchéance dans la cocaïne moi ! Car la drogue, C’EST MAL !

R.E.S.P.E.C.T. sur le journalimse total.


Les drogués, ces criminels

Et si la drogue c’est mal, on ressent vite aussi que les toxicomanes ne méritent pas beaucoup d’empathie. Quand Delarue essaye d’expliquer que les addicts sont des victimes et que les addictions doivent être appréhendées comme des maladies, la journaliste préfère en parler avec un vocabulaire désignant des criminels. Les anciens addicts qui accompagnent Delarue pendant son tour de France sont des « toxicos repentis » (la mafia n’est pas loin) qui cherchent tous « la rédemption » (pour tous leurs crimes, ces salauds).

Elle conclut même le livre par ce paragraphe merveilleux : « Pendant quarante ans, l’animateur a cumulé les errances (…) Il est tombé bas dans l’échelle de la dépendance. Mais il lui a fallu moins de deux ans pour se fiancer, mettre fin à ses addictions, recommencer le sport, travailler sur son caractère… »
La leçon qu’elle en tire ? « Quel que soit le nombre d’années passées dans l’égarement, il peut suffire de peu de temps pour rétablir les "grands équilibres". »
On appréciera les jolis euphémismes sur les errances et l’égarement des drogués. Il suffit de se ressaisir, enfin ! On appréciera aussi la facilité avec laquelle ils pourraient s’en sortir, ces faibles de toxicos… Moins de deux ans ! Et l’argent et la notoriété de Delarue n’y sont pour rien. S’il n’a pas écopé d’une peine de prison ferme, c’est uniquement par sa bonne volonté ! Et le centre de luxe en Suisse où il a bénéficié d’une cure de désintoxication n’a pas dû beaucoup l’aider, franchement.

Tout cela donne envie d’éduquer ses gosses grâce à Parents d’ado, non ?


« Toujours les autres »

Marie Bernard se veut journaliste. C’est donc avec délectation que je remarque que quand Delarue lui déclare « aider les autres, ça a toujours été ma vie », elle s’extasie. « J’en suis maintenant convaincue, sa démarche dépasse largement le cadre de la thérapie », « cette obstination à ne pas concevoir son bonheur de manière égoïste me surprend. Les autres, toujours les autres… »

Ne serait-ce pas oublier un peu vite le cynisme absolu des émissions de Jean-Luc Delarue, leur mise en scène infâme et misérabiliste, la délectation devant le malheur des gens ?
« Oublier » n’est pas le mot, puisque comme elle l’explique, elle ne connaissait pas bien le bonhomme. Pour préparer son article, elle a donc « pioché au hasard un épisode de Ça se discute sur Youtube », auquel elle n’a pas consacré « plus de trois minutes » puisqu'elle a préféré se concentrer sur le « Delarue repenti » (lettres et déclarations publiques d’excuses, son tour de France etc.)

Journalimse total on vous dit.

Au fait, j’ai oublié de préciser le titre de l’ouvrage principal de Marie Bernard : Éduquer son enfant pour les Nuls.